ASBL Association Anne-Marie Nihoul

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Corine : son papa nous raconte les étapes de sa maladie.

La leucémie de Corine a débuté à la suite d'un gros rhume qui a persisté pendant plus d'une bonne semaine. Voyant que cela n'allait pas mieux après cette période, mon épouse et moi, nous avons contacté notre médecin de famille qui prescrivit la réalisation d'une prise de sang à l'hôpital Tivoli.

Après trois jours d'attente, nous sommes retournés voir notre docteur qui nous avertit que notre fille avait une forte anémie et qu'un petit séjour à la mer lui ferait le plus grand bien. Nous y sommes partis. Là, aucune amélioration ne se dessinait. Pire encore, toutes les trois heures, Corine se plaignait de douleurs atroces dans le ventre. Nous avons téléphoné de la mer au médecin de famille pour lui expliquer. Lui, il pensait que c'était les médicaments qui provoquaient ces douleurs.

Rien ne s'améliorait. Quelques jours après, Corine souffrait tellement jusqu'à l'évanouissement. Dès lors, nous avons retéléphoné à notre médecin pour lui annoncer notre retour immédiat de la mer pour consultation.

En voyant l'état de notre fille, il s'est mis en rapport avec l'hôpital Tivoli. Nous y conduisîmes Corine qui fut placée sous perfusion immédiatement. De là, elle fut transférée à l'hôpital Reine Fabiola à Bruxelles. Après quelques heures d'attente pénible, la famille fut convoquée au bureau du docteur F. avec la présence d'une assistante sociale qui nous annonça que Corine était atteinte d'une leucémie lymphoblastique aigüe. Notre fille a été très bien soignée dans cet établissement. Elle y a subi un traitement de chimiothérapie insupportable à voir.

Durant le traitement, nous étions isolés par une combinaison, un masque, ... du matin au soir. Une fois, notre enfant se trouvait dans le quartier d'isolement complet, une autre en semi-isolement, tout cela pendant neuf mois. Tous les jours, nous faisions le trajet La Louvière/Bruxelles. Mon épouse fit une dépression. Mais il nous fallait tenir "coûte que coûte". Nous étions tous les deux sous l'influence de médicaments pour pouvoir résister.

Un grand bouleversement de notre vie familiale s'est imposé dès le début de la maladie. J'ai dû me faire placer au chômage pour pouvoir rester aux côtés de mes autres enfants et pour réconforter mon épouse.

Jusqu'à ce jour, Corine a subi plus de 200 chimios et une vingtaine de ponctions lombaires. Son traitement actuel se compose chaque jour d'une chimio en sachet + 2 comprimés le matin et le soir de nouveau les 2 mêmes comprimés. Les vendredi, samedi et dimanche, en plus du traitement journalier, des antibiotiques et divers médicaments pour les infections (grippe, ...). Il ne faut pas oublier la ponction lombaire trimestrielle. En mai 1993, les médecins vont essayer d'arrêter tous les traitements. Nous attendons cette échéance avec une grande crainte.

Nous avons connu la Fondation Anne-Marie NIHOUL à une fête à la piscine de Nivelles au profit de Corine. Nous ne vous remercierons jamais assez. Grâce à la Fondation, nous avons pu acheter une voiture d'occasion pour emmener notre fille à l'hôpital pour ses soins et aussi pour l'intervention acquise pour les frais qui sont durs à supporter.

Pour cela , nous nous sommes mis au service de la Fondation pour la vente de pin's,... et pour sensibiliser le plus de personnes possibles sur ce qu'est cette pénible maladie. Il est difficile d'expliquer la souffrance de toute une famille dans ce cas. Il faudrait organiser pour la sensibilisation des gens, des fêtes de quartier, des soirées, des soupers, des concours ...

Nous luttons et lutterons de toutes nos forces pour convaincre le plus de monde possible.

 

Toute la famille remercie la Fondation Anne-Marie NIHOUL pour le réconfort qu'ils nous ont apporté. Moi-même, je vais rendre visite aux enfants leucémiques à l'hôpital Reine Fabiola et à Saint Luc pour les réconforter. C'est pourtant dur par certains moments.

Maintenant, Corine se porte comme un charme .. comme beacoup d'autres enfants qui ont guéri de la leucémie ...

Jean-Marie, greffé le 19 décembre 1991 avec un donneur français, parle de sa lutte contre la maladie et de sa greffe. (Sur une autre page)

Pour d'autres témoignages, allez voir les périodiques de l'association.

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