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Bienvenue sur le site de l'Association Anne-Marie Nihoul ASBL, qui aide les malades atteints de leucémie ou tout autre cancer.

Anne-Marie Nihoul (portrait)

Anne-Marie Nihoul est décédée le 14 décembre 1991 des suites d'une leucémie. Selon sa volonté, l'association sans but lucratif qui porte son nom a été créée dans le but d'aider psychologiquement et financièrement les malades atteints de leucémie ou d'un autre cancer.

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RETROUVER ET CONSERVER LA SANTÉ, UN DEFI POUR TOUS !

Prendre soin de soi sur le chemin de l’approche intégrative de la santé

En bref et au sommaire : 👀


    Retrouver la santé et la conserver : un défi difficile à relever !

    Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la santé est un état de complet bien-être physique, mental et social et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité.

    Cette définition de la santé inspire notre infolettre d’automne. Ce qui suit résulte des différentes rencontres avec tous ceux et celles qui, confrontés à la perte de leur santé ou celle de leurs proches, se sont interrogés au sujet de ce qui pourrait les aider à la retrouver. Ils ont accepté de partager avec les sympathisants de « L’Association Anne-Marie Nihoul » les enseignements tirés de leur expérience personnelle. Certes, les réponses à leurs interrogations sont personnelles. Cependant, elles peuvent également être inspirantes pour d’autres qui sont intéressés et curieux d’améliorer leur santé voire la conserver.

    Nous saluons d’abord tous ces chercheurs qui consacrent tant d’énergie à leurs recherches scientifiques pour mieux comprendre le cancer et la leucémie. Ils ont découvert ainsi comment soigner de mieux en mieux ces maladies.

    Depuis sa création, « L’Association Anne-Marie Nihoul » a observé une évolution remarquable dans les traitements proposés aux malades leur donnant de plus en plus de possibilités de guérison.

    En médecine conventionnelle occidentale, la démarche de soin se centre sur la maladie et ses symptômes. Constatés chez une personne malade, ils permettent d’établir un diagnostic pertinent et des traitements appropriés favorables à sa guérison.

    A l’écoute des malades rencontrés en cours de traitement de la leucémie ou d’un cancer, nous entendons combien il est difficile d’en supporter les effets secondaires.
    Il s’agit d’une grande fatigue, d’une perte d’appétit, la perte des cheveux, des douleurs, etc.… ; sur le plan psychologique, ils éprouvent de l’anxiété, du découragement et souvent tombent en dépression.

    Beaucoup de malades rencontrés durant ces trente dernières années nous ont témoigné également de leur isolement social difficilement supportable.

    Celui-ci résulte du renoncement à leur activité professionnelle les privant dès lors brusquement de toute la reconnaissance sociale qu’elle leur apportait jusque-là.

    Certains malades se voient également abandonnés par leur conjoint(e) ou leurs amis.

    Les traitements nécessitent souvent une hospitalisation, du moins dans un premier temps. Cela implique une mise à l’écart de la vie sociale personnelle et les prive de toutes leurs activités qui contribuaient à trouver le sens de leur existence. Cela confronte le malade à une crise existentielle majeure !

    D’être social à part entière, les malades rencontrés nous ont dit avoir éprouvé le sentiment d’être réduits à un objet d’investigation médicale tant les soignants se sont focalisés essentiellement sur leur maladie et les effets du traitement qui leur était administré.

    C’est sans doute là le vécu éminemment subjectif éprouvé dans un environnement médical à leurs yeux déshumanisant et dépersonnalisant. Des praticiens de la santé avec leurs techniques les plus poussées et armés d’un matériel performant luttent contre la maladie. L’environnement social du malade se réduit à cet univers médical avec pour objectif prioritaire : vaincre la maladie.

    Il va dès lors de soi que toute l’organisation de cet environnement se focalise sur la finalité recherchée : la guérison des malades.

    La médecine conventionnelle nécessite de la part des soignants un investissement professionnel considérable, exigeant et rigoureux. A l’hôpital, observons leurs allées et venues d’une chambre à l’autre des malades. Chacun s’affaire à ses tâches spécifiques et minutieuses, comme dans une fourmilière. Cette hyperactivité tranche avec la passivité du malade à qui il est proposé d’être « patient » jusqu’à sa guérison.

    L’organisation hospitalière paraît ainsi laisser trop peu de place à l’expression émotionnelle et humaine des malades alors que cependant des psychologues sont également à leur écoute. Il est injuste de croire cependant que les soignants sont inhumains dans leur pratique. En effet, nous l’avons observé et d’aucuns en ont témoigné, leur engagement à leurs côtés pour les soigner est empreint d’humanité. Cependant, il est vrai qu’en nombre insuffisant, il leur est impossible de répondre à tout moment aux besoins de leurs malades autant qu’ils le souhaitent eux-mêmes.


    Une si grande fatigue… 




    Alors que le cheminement vers la rémission est en bonne voie grâce à des traitements performants, la médecine conventionnelle occidentale ne parvient pas toujours à neutraliser ses effets secondaires.

    Évoqué ci-avant, l’un d’entre eux est une grande fatigue et un épuisement généralisé de l’organisme. Pour le comprendre, nous invitons le lecteur à consulter notre site internet qui explique ce qu’est la leucémie et le cancer avec ses conséquences sur l’état général des malades.

    Retenons que lorsque la maladie survient, il s’agit de répondre à une soudaine prolifération anarchique de cellules conduisant à une tumeur maligne. La reproduction cellulaire est un processus qui demande beaucoup d’énergie et cette tumeur consomme énormément de nutriments. L’organe atteint par le cancer s’affaiblit et n’arrive plus à fonctionner convenablement. Les autres organes en interaction avec l’organe malade s’affaiblissent à leur tour. Ce processus s’amplifie lorsque les cellules de la tumeur s’échappent et migrent vers d’autres organes où elles se développent : ce sont les métastases.

    Un traitement comme la chimiothérapie et la radiothérapie cherche à détruire les cellules cancéreuses mais peut également affecter les cellules saines.

    La fatigue résulte d’un ensemble de réactions du corps humain qui lutte contre la maladie de manière globale. Sans même s’en rendre compte, le malade puise dans ses réserves énergétiques. Les trajets à l’hôpital et les examens médicaux comme les traitements lui demandent de l’énergie. Le stress et l’anxiété épuisent son esprit et son corps. Les traitements leur coupent l’appétit au point d’avoir de plus en plus de mal à manger alors que son corps a besoin de reprendre des forces. Il dort moins bien et ses nuits ne lui permettent pas de récupérer comme avant.  

    Comment retrouver la santé en prenant en compte l’être humain dans sa globalité ?




    Confronté à un cancer, le malade connaît tous ces phénomènes qui interagissent entre eux tant au niveau physique que psychologique. Outre le traitement de la maladie, il importe dès lors de considérer le malade dans une approche globale du corps et de l’esprit et leurs interactions entre eux.

    Récemment, un malade nous a expliqué combien cela lui est difficile  : « Mon corps est attaqué par un cancer que ma tête n’accepte pas ! ». Il se sent à la fois en révolte et impuissant dans la confrontation à un ennemi intérieur qui est venu l’envahir sournoisement. Epuisante, la lutte contre cet ennemi s’est engagée avec des défenses immunitaires déficientes. Par réflexe, il repousse l’ennemi en refusant de l’accepter en lui.

    Or, pour la mener à bien, il est nécessaire d’accéder à une phase d’acceptation du cancer. Pour cela , le cancer est à considérer comme une réalité intérieure à transformer de manière positive à travers un questionnement bienveillant et sans jugement : que m’apprend-t-il de moi-même, de mon alimentation jusqu’alors peut-être inappropriée, de mon style de vie trop stressant ? Ce n’est qu’une fois accepté qu’il devient possible de vivre le cancer et de s’ouvrir alors aux soignants et aux traitements proposés de manière active et responsable. Sofya se souvient ; elle leur a adressé son cri de ralliement : « Faisons équipe ensemble ! ».

    Fort heureusement, les recherches médicales ont permis de perfectionner les traitements proposés.

    L’immunothérapie, par exemple, change de paradigme : il ne s’agit plus de « détruire » la tumeur cancéreuse mais, dorénavant, de « stimuler » le système immunitaire afin que ce soit lui, cette fois, qui combatte le cancer. Le système immunitaire ainsi stimulé produit des anticorps qui détruisent spécifiquement les cellules cancéreuses avec succès.

    Comme nous venons de le rappeler, la médecine conventionnelle se centre sur la maladie. Certes elle le fait avec succès mais, cependant, elle reste en difficulté pour traiter les conséquences du cancer sur l’état général du malade très affaibli par les traitements et leurs effets secondaires.

    Très fatigués avant, pendant et après le traitement, les malades que nous rencontrons nous expliquent que leur chimiothérapie s’accompagne également de troubles gastro-intestinaux (nausées, vomissements), pour certains, de problèmes neurologiques (fourmillement et douleurs aux extrémités des membres) et des pertes de mémoire. Ils éprouvent un mal-être général.

    De plus en plus, confrontés aux limites de la médecine conventionnelle, des oncologues conseillent à leurs patients de se tourner vers d’autres traitements complémentaires qui potentialisent les traitements en cours tout en neutralisant certains effets secondaires indésirables.

    Cette évolution dans la pratique médicale est relativement discrète et encore peu connue des malades eux-mêmes.

    Qu’est-ce qui caractérise ces traitements naturels qui se concilient avec les traitements de la médecine conventionnelle ?

    En réalité, leur complémentarité s’explique à travers une démarche différente recherchant cependant la même finalité : la restauration de la santé et du bien-être en général.

    Dans un changement de paradigme, la démarche se focalise sur la personne malade en la considérant dans sa globalité à travers la prise en considération de l’ensemble de ses besoins physiques et psychologiques.

    Une harmonisation entre le corps et l’esprit est une condition essentielle d’un retour vers la santé



    Cette approche porte différents noms : « médecine globale », « médecine holistique » ou « médecine quantique ». Elle considère que lorsque survient un cancer chez un être humain à un endroit de son organisme celui-ci perd sa cohérence globale.

    Il est urgent de tout mettre en œuvre pour retrouver une harmonisation entre le corps et l’esprit.

    L’être humain ne peut se réduire à un organe malade. Pour lui permettre de vivre en bonne santé, tout son organisme nécessite de fonctionner de manière cohérente en considérant toutes ses dimensions : physique, psychique et énergétique.

    En médecine holistique, il s’agit de se pencher sur sur la santé de la personne malade sans se limiter à se focaliser sur sa maladie. Plutôt que de se limiter à traiter les symptômes, elle s’attaque à la racine des problèmes observés chez un malade.

    Alors que la médecine conventionnelle traite la maladie, les praticiens de la médecine holistique s’intéresseront prioritairement à l’alimentation des malades à laquelle il est accordé une importance centrale dans une démarche de restauration et de maintien de la santé.

    Rappelons-nous, une formulation attribuée à Hypocrate : « Que ton alimentation soit ta meilleure médecine ! »

    Cet adage a pu se confirmer dans bien des situations rencontrées. Nous savons, par exemple, qu’il importe d’être attentif à la consommation de sucre qui alimente dangereusement les cellules cancéreuses. Des médecins nutrithérapeutes recommandent d’éviter la consommation excessive de viandes rouges, de produits laitiers et de produits transformés. Ils soulignent l’importance de privilégier les fruits et les légumes ainsi que les produits bio.

    Suivant leurs conseils, des malades de notre association s’en disent ravis. En outre, ils redécouvrent le plaisir de cuisiner eux-mêmes et de savourer leurs repas en famille.

    De plus, il importe de prendre en considération tous les besoins naturels du corps humain. Pour retrouver et conserver la santé, outre de s’alimenter adéquatement, l’être humain nécessite de disposer d’une activité physique comme la marche quotidienne, d’un sommeil réparateur, du soleil. Il doit apprendre à pouvoir gérer son stress et ses émotions.

    Dès lors, avec les encouragements de leur hématologue ou leur oncologue, des malades se sont ouverts à recevoir des soins complémentaires dispensés par un praticien d’une médecine holistique : l’homéopathie, la nutrithérapie, la phytothérapie, l’aromathérapie, etc.

    En aucun cas, il ne peut s’agir d’automédication. Seuls des praticiens de ces médecines naturelles sont habilités à prescrire le traitement adapté au profil du malade et d’assurer qu’il se concilie avec les traitements conventionnels en cours.

    Par exemple, lorsque le malade ressent de l’anxiété et n’arrive pas à trouver le sommeil, l’aromathérapie peut lui venir en aide. Les praticiens de cette médecine lui proposeront des huiles essentielles comme « le petit grain bigarade », « la mandarine » ou la « lavande vraie » en diffusion.S’il s’agit de lutter contre la fatigue physique et morale, l’huile essentielle recommandée pourrait être le « ravintsara ». En outre, son autre avantage pourrait être de présenter une action stimulante sur le système immunitaire et aiderait à prévenir les infections grâce à son action antivirale.

    Pour recevoir un coup de boost, cela est possible grâce au massage du bas du dos avec un mélange d’huiles essentielle de citron ou d’épinette et d’huile végétale.

    En homéopathie, le médecin pourrait proposer selon le terrain de son malade « zincum metallicum » pour aider également à mieux gérer l’anxiété ou « abrotanum ou chelidonium » pour lutter contre le manque d’appétit...

    Le Qi Gong est une gymnastique douce, issue de la médecine traditionnelle chinoise. Ce qui importe c’est de trouver l’aide qui convient à chacun afin de faire circuler à nouveau l’énergie en lui. Réactiver sa propre énergie vitale améliore ainsi de manière significative son état de fatigue tout en boostant son mental.

    Il existe d’autres approches thérapeutiques qui prennent en compte la recherche d’équilibre « corps esprit » comme le yoga, la sophrologie, la cohérence cardiaque, la médiation en pleine conscience, etc...

    Nous aborderons ces différentes approches dans une prochaine infolettre.



    Le soutien moral et psychologique, un atout majeur pour le retour vers la santé



    Tous ces apports naturels au corps et à l’esprit sont complémentaires et peuvent être salutaires pour aider à retrouver la santé. Cependant, ils ne suffiront pas s’il manque un atout fondamental : le soutien moral et psychologique des proches du malade. Beaucoup d’entre eux nous ont témoigné de son importance lorsqu’ils en bénéficient dans leur entourage personnel, et d’autres de leur souffrance d’en être dépourvu.

    L’amour des autres déclenche dans le corps la production d’une hormone : l’ocytocine. Celle-ci est désignée comme étant l’hormone de l’amour, de la confiance et du lien social.

    Lorsque le cerveau libère de l’ocytocine, il booste ainsi le système immunitaire. Selon certains chercheurs, la production d’ocytocine est associée à une augmentation des cellules dites « tueuses » qui combattent les cellules cancéreuses.

    Câlins, mots affectueux, moments de tendresse sont autant de contributions de l’entourage à la restauration de la santé de leur proche malade. Celui-ci est ainsi mieux armé psychologiquement et physiquement pour lutter contre la maladie. L’affection de son animal de compagnie participe également à ce soutien psycho-affectif essentiel pour cheminer vers la guérison.

    Inversement, l’absence de tous ces apports affectifs a des effets délétères. Nous l’avons constaté à maintes reprises alors que le malade fait appel à notre association tant il se trouve livré à lui-même. Privé du soutien de ses proches et de son entourage social, il se sent incapable de continuer de vivre sa maladie et toutes ses conséquences sur le plan physique, psychologique et financier. L’un d’entre eux nous en témoignait récemment, il était près d’abandonner la lutte : « Peu avant notre première rencontre, découragé, j’avais renoncé à vivre ! A présent, votre présence à mes côtés chez moi, c’est un véritable bonheur. J’ai pris l’option de vivre et de repartir avec votre aide vers la réalisation de nouveaux projets». Il arrive que ce découragement s’étende au conjoint et à l’ensemble de l’entourage familial.

    A cet égard, « L’association Anne-Marie Nihoul » s’inscrit de manière pertinente comme partenaire des malades et de leur entourage. Ensemble, nous élaborons une stratégie qui prend en compte leurs besoins et leurs aspirations afin de retrouver confiance en eux et en un avenir meilleur.

    Une écoute bienveillante et sans jugement offre l’opportunité de créer des liens qui génèrent des émotions positives, un atout considérable pour la santé de tout un chacun mais plus encore pour ceux qui luttent contre le cancer.

    L’envie de vivre est une condition essentielle pour cheminer vers la santé. Si cela paraît évident, cependant, elle se dérobe lorsque le diagnostic du cancer est posé.

    La première émotion qui s’impose est la peur de mourir puis viennent la colère et le sentiment d’injustice avec une question sans réponse : « Pourquoi cela m’arrrive-t-il ? ». Le sentiment d’impuissance envahit la personne malade qui s’interroge : « Comment vais-je m’en sortir ? ».

    Les volontaires de « L’Association Anne-Marie Nihoul » y sont particulièrement attentifs. Ils ne répondent pas aux questions personnelles du malade qu’ils rencontrent mais ils répondent à un besoin essentiel : celui de se sentir important aux yeux des autres et de retrouver ainsi progressivement confiance en lui en appui sur ses facultés personnelles. Cela s’opère à travers un élan de solidarité qui le porte et l’encourage à se prendre en mains et à aller de l’avant.

    Au fil de rencontres successives et à travers les aides multiples reçues, le malade est progressivement de plus en plus entendu dans ses besoins. Il retrouve petit à petit son envie de vivre. Il est rencontré et apprécié dans son humanité singulière. Il ne se sent plus réduit à sa seule maladie. Il est surtout reconnu pour ce qu’il est et non plus seulement pour ce qu’il a fait et ne peut plus faire.

    Tout lien ainsi créé est la quintessence de notre humanité. L’homme ne peut exister et se sentir vivant qu’à travers un lien avec un autre. Ce lien se crée dès la naissance dans une relation de dépendance appelée à se transformer en lien d’altérité vers une existence autonome et indépendante.

    Dès lors, pour une personne gravement malade, il est pénible de se retrouver en dépendance à l’égard de son entourage, de ses soignants et de leur traitement dans des liens qui conditionnent la survie du malade. Ceci explique combien il est difficile pour les malades de réaliser le premier pas vers notre association pour solliciter notre aide.

    Lors de la première rencontre avec le malade et son entourage, les volontaires en sont conscients pour y avoir eux-mêmes été confrontés dans une situation personnelle similaire. Dès lors, plus aisément et naturellement, s’entame un dialogue qui tisse entre eux des liens, prémices d’une relation d’aide empreinte d’humanité. Celle-ci pourra alors devenir source de croissance et de transformation.

    Le regard du malade sur lui-même et sur sa situation se transforme. Le dialogue est vivant dans une découverte du monde du malade comme celui des aidants dont la similarité des expériences vécues les rapprochent dans un climat de compréhension mutuelle.

    A travers cette expérience de relation interpersonnelle particulière avec les volontaires de notre association, le malade peut à son tour tisser des liens semblables avec son entourage.

    Cet accompagnement psycho-social opère chez le malade une autorégulation saine et positive. La confrontation à la menace de sa survie peut alors devenir une force vitale qui s’intègre dans son existence de la même manière.

    Notre relation d’aide génère une émotion positive qui alimente un nouveau processus organisateur de vie progressivement plus harmonieuse. Plus apaisé, le malade peut se doter de la capacité de réguler ses émotions. Il agit ainsi directement sur sa faculté à transformer une expérience négative en une expérience positive. Il peut dès lors l’intégrer de manière cohérente dans son existence. Il s’ajuste à son environnement présent et s’adapte aux facteurs de stress.


    La médecine intégrative centrée sur le malade: une infirmière nous en explique son importance


    Eva Beaufayt a rejoint « L’Association Anne-Marie Nihoul » après avoir perdu son père d’un cancer lorsqu’elle était enfant et avoir vécu, par la suite, la peur de perdre sa mère aux prises avec une leucémie myéloïde aiguë alors qu’elle poursuivait ses études d’infirmière.

    Spécialisée en soins communautaires puis en psychiatrie, elle a accepté de nous livrer son regard professionnel sur ce qu’elle nomme « la médecine intégrative ». Convaincue de la pertinence de cette conception de la médecine, elle partage ici l’importance à ses yeux de cette approche médicale dans le traitement de la leucémie et des cancers.

    « La médecine intégrative se caractérise en ce qu’elle octroie au patient une place centrale dans la relation thérapeutique. Elle se différencie ainsi de la médecine occidentale qui se concentre sur les symptômes, le diagnostic de la maladie et la détermination de la meilleure réponse médicale à prescrire au malade. Il s’opère comme une dissociation entre le malade et la maladie. Dans ce sens, cette démarche dépersonnalise le patient qui devient un objet de science.

    En médecine intégrative, le patient reste un sujet en relation avec les soignants qui l’appréhendent dans la globalité de ce qu’il vit et de sa sphère bio-psycho-sociale qui le singularise.

    Aussi, pour cerner le patient dans sa globalité, le praticien de la santé se penche sur son état de santé physique et mentale. Il le resitue dans son contexte de vie personnelle à travers la prise de connaissance de sa famille et de ses relations sociales et professionnelles. Il l’écoute raconter son parcours de vie, son histoire, ses expériences professionnelles et sa représentation personnelle de son état de santé actuel.

    Ce dialogue entre le patient et le soignant crée un lien thérapeutique qui sera valorisant. Accordant une telle place dans sa relation avec son patient, le soignant lui accorde une importance fondamentale dans l’élaboration d’un accompagnement thérapeutique individualisé. Réellement valorisé, le patient participe activement à tout ce qui sera tenté pour lui permettre de retrouver la santé. Il se trouve reconnu et se ressent en être humain doté de raison et de capacité de discernement. Il restaure son humanité menacée de disparition lorsqu’il est réduit à sa maladie qui menace sa survie.

    En agissant ainsi, les intervenants de santé vont placer le patient dans une démarche de soins qui l’aide véritablement à devenir acteur et coresponsable de la restauration de sa santé. Pour y parvenir, ils lui donnent toutes les cartes en mains pour qu'il puisse faire des choix en son âme et conscience. Le patient assumera ses responsabilités et apprendra à les gérer en toute autonomie.

    Conscient des limites de la pratique en médecine allopathique / occidentale, les soignants ouverts à cette approche de la médecine intégrative vont favoriser d’inscrire leur intervention dans une démarche de soins réalisée en réseau. Pour ce faire, ils proposeront à leurs patients un accompagnement multidisciplinaire et s’associeront à d’autres intervenants aux disciplines médicales différentes et complémentaires. Le médecin va ainsi proposer à son patient d'intégrer dans sa démarche de soins tout intervenant du monde de la santé répondant aux nécessités de la restauration de sa santé corps et esprit. Il revient au patient d’y adhérer en posant des choix éclairés. Pourraient alors faire partie du réseau les professionnels de la santé suivants : un(e) kinésithérapeute, un(e) nutritionniste, un(e) psychothérapeute, un(e) sophrologue, un acupuncteur (trice) etc…. La liste des intervenants de la santé susceptible d’intégrer le réseau peut être longue. Ces différents intervenants, avec leur approche spécifique du soin de l'âme et du corps , apportent leur contribution à la restauration de la santé du malade.  Vous l'aurez donc compris, la médecine intégrative se veut globale, bienveillante, responsabilisante, dynamique et surtout.... plus humaine. Elle veut remettre à sa juste place le patient dans toute son humanité.  C'est à dire un être pensant actif et non un être passif réduit à un simple sujet d'étude scientifique.

    Membre du conseil d’administration de « L’Association Anne-Marie Nihoul », je tiens à souligner combien l’accompagnement psycho-social des malades qui la sollicitent relève d’une approche intégrative de la santé.

    Dans leurs interventions, les volontaires sont également valorisants en faveur des malades et participent à la restauration de leur santé en prenant en compte toutes leurs caractéristiques humaines dans toutes ses dimensions.

    En effet, les volontaires de l’association apportent aux malades qu’ils aident cette écoute bienveillante qui met en lumière ce dont les malades et leur entourage ont besoin pour se sentir à nouveau exister à part entière. Ce n’est qu’ainsi et dans un second temps que se détermine l’aide qui leur est nécessaire pour retrouver des conditions de vie humaine dans la dignité. Ces aides sont de multiples natures : des aides financières pour régler les problèmes matériels et assurer la continuité des soins, des aides en nature pour assurer une alimentation répondant aux mieux aux indications médicales, un équipement qui assure un meilleur confort de vie, la mise en contact et la collaboration avec des institutions sociales et d’autres associations partenaires. Ils élaborent ensemble un projet global répondant au mieux aux besoins et aux aspirations de chaque malade. Dans une telle dynamique humaine, assurément, le malade réintègre la société la tête haute et met fin à son isolement social par trop délétère.

    D’évidence, à mes yeux, les volontaires de « L’Association Anne-Marie Nihoul » sont partenaires avec les soignants d’une stratégie qui donne aux malades des chances supplémentaires de restaurer leur santé. Ils représentent ensemble autant de points d’accroche essentiels aux malades déstabilisés par leur maladie et ses conséquences dans les différents aspects de leur vie : certes leur état physique mais également psychologique, leur situation financière, leurs relations familiales, sociales et professionnelles. Lorsqu’on est malade, ce n’est pas uniquement le corps qui a mal,c’est tout un ensemble de réalités inhérentes et constitutives de la personne qui est en souffrance.

    Voici donc les enseignements que j’ai tirés à travers mon apprentissage du métier d’infirmière et mes années de spécialisation en Santé Communautaire et en Santé Mentale et Psychiatrique. Mon expérience professionnelle de terrain est venue me conforter dans cette conception du bien-fondé de la médecine intégrative » 

    Eva BEAUFAYT, Membre du conseil d’administration de «L’Association Anne-Marie Nihoul

    Avertissement !

    Les communications relatives à la santé sont uniquement informatives et ne sont pas à considérer comme conseils médicaux.


    Les informations de cette infolettre sont publiées à titre purement informatif et ne peuvent être considérées comme des conseils médicaux personnalisés. Aucun traitement ne devrait être entrepris en se basant uniquement sur son contenu. Il est fortement recommandé au lecteur de consulter des professionnels de santé dûment homologués par les autorités sanitaires pour toute question relative à leur santé et leur bien-être personnel. L’éditeur de cette lettre d'information n’est pas un fournisseur de soins médicaux homologués. Dans le cadre de « L’Association Anne-Marie Nihoul », les volontaires ne pratiquent à aucun titre la médecine eux-mêmes, ni aucune autre profession thérapeutique. Ils s’interdisent formellement d’entrer dans une relation de praticien de santé vis-à-vis des malades ni avec ses lecteurs. Aucune des informations ou de produits mentionnés dans cette infolettre ne sont destinés à diagnostiquer, traiter, atténuer ou guérir une maladie.

    Annulation et report du souper annuel de « L’Association Anne-Marie Nihoul »




    Cet été, nous vous annoncions avec enthousiasme notre fête du trentième anniversaire de la création de « L’Association Anne-Marie Nihoul ». Prévue cet automne. nous vous proposions d’être les premiers à vous inscrire à notre souper annuel.

    En absence de manifestations d’intention de nos lecteurs de nous rejoindre à cette fête, le conseil d’administration a compris qu’il devait s’agir là d’une inquiétude bien compréhensive et partagée par nos sympathisants. Dans ce climat sanitaire et en raison des avis alarmistes diffusés par les médias, ils sont de plus en plus nombreux ceux et celles qui craignent pour leur santé et celle de leurs proches de participer à de tels rassemblements.

    Avec regret, le souper du 20 novembre 2021 a donc bel et bien été annulé comme d’aucuns l’auront compris ne recevant pas plus tôt la confirmation de sa tenue.

    Nous espérons que l’année 2022 nous permette de nous retrouver pour réaliser ce rendez-vous de fête qui aura lieu le 8 octobre à la salle « L’Esdérel » à Leuze-Lonchamps.



    Merci de nous soutenir autrement !


    Nous comptions beaucoup sur votre participation à notre souper annuel pour nous donner les moyens financiers de poursuivre les finalités de notre association.

    Cela nous donnerait de l’énergie et l’espoir d’y parvenir de recevoir vos dons « exceptionnels » compte tenu que nous nous sommes trouvés en obligation d’annuler notre souper annuel deux années consécutives.

    Vos dons versés sur le compte dédié aux aides octroyées aux malades leur seront entièrement consacrés :

    BELFIUS : BE11 06821380 9548 (BIC: GKCCBEBBE)

    Agréée par le SPF FINANCES, « L’Association Anne-Marie Nihoul » vous délivrera l’attestation de vos dons déductibles de vos impôts s’ils se montent à minimum 40 euros au total durant l’année 2021.

    Aussi, je vous encourage à réaliser votre versement avant le 31 décembre 2021.

    Au nom de notre conseil d’administration, je vous exprime mes plus vifs et chaleureux remerciements pour votre soutien financier au bénéfice des malades.                                                                           


    Jean-Marie Nihoul
    Président de "L'Association Anne-Marie Nihoul"
    15 novembre 2021

    Bel automne à tous !



    Informations pratiques

    ASSOCIATION ANNE-MARIE NIHOUL asbl

    Aide aux personnes atteintes d’une leucémie ou de tout autre cancer

    Rue de l’Eglise, 2
    B-5310 Hanret (Eghezée)
    Tél. : (+32) 081/81.12.16 ou 0476/283.006

    Site web : https://annemarienihoul.be
    E-mail : association.annemarienihoul@gmail.com

    Agréée par le SPF FINANCES pour la déduction fiscale des dons de minimum 40€/année civile
    BELFIUS : BE11 06821380 9548 (BIC: GKCCBEBBE)
    ING: BE08 3500 3306 6413 (BIC: BBRUBEBB)



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